expo Ahtendre

 

AHTENDRE 

 

Shanghai 2012

 

 

 

 

Un homme est assis au bord d’une chaise, au bord…

A ses pieds des branches coupées, des papiers déchirés, des détritus, la vitre

à terre face à lui ne renvoie pas de reflet, trop de poussière, les racines filent

sur les murs pour échapper à cette désolation. A quoi rêve-t-il ?

Poussière grise de terre et de béton mêlés

Particules de charbon consumé en suspension

Il pleut des cendres dans le ciel glacial de Pékin.

Orpheline sans racine, comment nommer ces visages ?

Disparaître du regard des autres, fantômes sans visage.

Géographie de l’absence.

Dans l’impossibilité des mots, la tendresse d’un geste est d’une terre à l’autre

pareille.

Au milieu des constructions de fortune, dans cet enchevêtrement de briques

de métal et de boue, zone où se trouve mon atelier, comment prendre corps ?

La peinture serait alors comme un acte pour réduire la distance qui nous

sépare de l’autre, espace infranchissable, vide.

Le petit étang que je longe chaque matin est noir et boueux, son ciel est clos

par les fils électriques.

C’est ma page blanche

Dans cette zone inondable je cherche un radeau de fleurs.

Au fil des mois, à fleur de boue, des feuilles de lotus contaminent l’étang,

Fleurs d’encre qui se mêlent aux corps perdus, accords perdus…

 

 

 

 

A man is sitting beside a chair,beside …

Under hisfeet are broken branches, shreddedpaper and junk. Opposite to him

were unreflective glass, heavy dust and root of the tree against the wall to

divert him from sadness. Yet none of these helps.

The greydustis mixed withsoil and concrete.

And burned carbon particles suspended in the air.

Permeate under the ice-cold sky of Beijing.

Orphanwithoutroots, what do you call them?

Disappearing in front of other people’s eyes, phantoms without face.

Geographythat has been absent.

Beyond description, a gentle posture is another piece of fertile ground.

Among the high-rise buildings, in the world of steel and concrete,where can

I make my own home?

The paintings shall shorten the distance between people. The obstacles that

seem to be impassable are actually non-existent.

Every morning I take a stroll along the pond, where the water is black and full

of mud, and electric wires hang thickly overhead.

This is my blank page.

I found a flower raft in this streamy community.

Month after month, the lotus leaves, unstained by muddy water, spread over

the whole pond.

The flower of ink intertwined, hid under the water, and disappeared …

 

 

 

 

一个男人坐在一把椅子旁边,旁边…

在他的脚下是折断的树枝、撕碎的纸片、垃圾,他对面是没有反光的玻璃,灰尘漫天,树根

部靠着墙壁以排遣忧伤。可这有什么用呢?

灰色的粉尘夹杂着土和混凝土。

以及悬浮在空中燃烧殆尽的碳颗粒。

在北京冰冷的天空下弥漫。

没有根的孤儿,叫他们什么呢?

从别人的目光中消失,没有脸部的幽灵。

消失的环境。

无法用语言来形容,一个温柔的姿势就是另一片沃土。

在高楼大厦之中,在钢筋和水泥交错的大千世界里,我的小屋,怎样才能安身立命?

画将是缩短人与人之间距离的媒介,无法穿越的空间,空空如也。

每天早晨我散步沿着走的荷塘,黑色的水且满是泥浆,上空布满了电线。

这就是我的空白页。

在这个被水充斥着的小区,我寻找到一个花筏。

月复一月,出淤泥的花,荷花的叶子遍及了整片荷塘。

油墨的花,身体交缠在一起,掩藏在水下,消失了…